Formation Prise de parole en public Mourey Conseil, un participant en exercice enregistré en vidéo

Dites Dr Pitch, vous avez quelque chose pour faire disparaître mon trac ?

Allez ce n’est pas forcément si grave cette histoire de trac, bien sûr c’est parfois un peu désagréable, mais tant que l’on est pas paralysé sur place il n’y pas de quoi fouetter un power point. Bonne nouvelle, c’est avant tout un signe de bonne santé et d’implication.

Si l’idée d’une intervention, confortable, « parfaite » sans rien qui dépasse peut faire fantasmer, au fond le pitch trop lisse de « Madame ou Monsieur-gris-costume-gris » ne fait pas vibrer grand monde alors que la manifestation d’une petite part d’incertitude participe à notre humanité et une certaine authenticité. C’est bien sûr une question de dosage.

Alors on fait quoi ?… alors on danse ? Non ! … (quoique)

La réussite d’un oral passe par les accroches !

Au lieu de travailler spécifiquement « sur » le trac, ou sur la respiration (mais c’est bien aussi), je vous propose de profiter de votre ouverture-accroche pour lancer votre voix avec énergie. C’est plein de bonnes vitamines cette stratégie. Cela capte l’attention de votre auditoire et avec un bon influx nerveux vous évacuez une bonne partie de votre nervosité.

Mais attention : « Bon.. », « Donc.. », « Alors voilà… », ou encore « Bonjour-à-tous-je-vais-vous-parler-de… » ne sont pas des accroches et à ces mots, la plupart des auditoires entendent « …dormez-je-le-veux ! »… parce que c’est poli, convenu, plan-plan, ça ronronne… comme d’habitude. Pour ceux qui lisent encore ce paragraphe, je suis presque certain que mon titre « Oh my trac » vous à mieux attrapé qu’un titre comme « La biologie du trac : une fatalité ou des raisons d’espérer ? »

Pour réussir vos accroches, osez être direct avec un mot, un chiffre, une très courte anecdote, une statistique, un question clé qui tiendra lieu de coup-de-cymbale pour faire converger tous les regards.

Par exemple : « 75%…(2 » de silence).. 75% des entreprises qui … n’ont pas encore… » ou bien « Comment relever le défit de… ?… (pause) ou encore « Comme vous ce matin j’ai entendu à la radio l’annonce…. et si je vous parle de cela, c’est qu’aujourd’hui nous… ».

Ce type d’interpellation associé à une posture stable, centrée, face à votre auditoire, les mains ouvertes, une voix tonique, voilà de quoi réussir votre prise de pouvoir et oublier votre trac. Tout ceux qui osent une touche d’audace trouvent vite cet instant grisant ! (et s’il faut vraiment être poli, dire « bonjour » ou bien vous présenter vous le ferez après avoir attrapé votre public).

Leave a Reply